BLADE RUNNER 2049 : ce que j’en ai pensé (spoiler)

 

science-fiction / américain

BLADE RUNNER 2049 de Denis Villeneuve (2017)

avec Ryan Gosling, Ana de Armas,

Harisson Ford

 

 

Résumé

Les événements de BLADE RUNNER 2049 se déroulent 30 ans après le premier opus. L’agent K, un Blade Runner et androïde, est chargé de traquer les Replicants ancienne génération. Au cours de son investigation, il découvre qu’une de ces anciens modèles est parvenu à donner la vie. Le LAPD lui confiera la tâche de trouver cet enfant afin de le mettre hors service. Il souhaite étouffer l’affaire, craignant que cet événement ne pousse les Replicant à se révolter. Cette piste le mènera jusqu’à Deckard (héros du premier Blade Runner), puisqu’il est le père du-dit enfant.

 

 

 

Je suis allé voir Blade Runner 2049 ce vendredi en étant curieux. Je me demandais déjà s’il était légitime de faire une suite au premier opus. Le premier se suffit largement à lui-même et reste très ancré dans une culture 80’. Et finalement, j’ai été très content du résultat. Denis Villeneuve a su garder cette mise en scène qui faisait la force du premier. Un travail sur le grandiose, le représentatif, le travail du décor et de la lumière. Le montage est lent mais rythmé, gardant cet esprit expressionniste qu’avait réalisé l’équipe de Ridley Scott en 1982. L’histoire du film s’inscrit très bien dans la suite du premier opus, tout en se suffisant à lui-même.

Blade Runner 2049 traite de thématiques assez classiques des films de science-fiction. L’intelligence artificielle, ce qui fait notre humanité, la sur-industrialisation et sur-urbanisme, le tout dans un univers pré-apocalyptique et bien crado. Mais selon moi, le film parle avant tout d’une quête d’identité. En effet, les deux personnages de Ryan Gosling et Harisson Ford sont motivés par la recherche de leur identité. L’agent K passe son film à se prouver son humanité à travers son passé, en essayant de découvrir qu’il est l’enfant de la Replicant et que ça mémoire est réelle et non artificielle. Mais il va comprendre qu’il n’est que le fruit de la création mémorielle de la vraie fille de Deckard. Ainsi, on comprend que ce n’est pas son passif qui fait ce qu’il est, mais que ce sont ses actes lui ont donnés son humanité et identité. Deckard quant à lui cherche à fuir son identité, et finira par retrouver ce qui faisait son humanité, la fille qu’il a engendrée.

A travers le film, Villeneuve met les deux personnages de K et Deckard en parallèle car leurs quêtes sont complémentaires. L’exemple le plus parlant est cette transition entre Deckard en plan épaule de dos chez Tyrell Corporation avec cette teinte orangée à K à même échelle de plan et toujours de dos, dans la rue, avec une teinte bleutée, soit les couleurs complémentaires. C’est simple, mais efficace !

 

En bref, j’ai beaucoup aimé Blader Runner 2049 pour ce qu’il raconte, sa photographie, sa direction artistique et sa musique (Hans Zimmer qui reprend l’ambiance et les sonorités du premier film en donnant à ses compositions des airs de sound design, c’est classe !). L’enjeu principal de ce film (et donc son thème fondamental) est la quête de son identité/humanité. Par contre, il serait temps que Harisson Ford tourne la page de ses anciens rôles de mecs qui courent et se battent des années 80, parce que son âge se fait bien ressentir maintenant (on dit bonjour à sa poursuite avec les Rathtars dans The Force Awakens).

 

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